Le château d’Oricourt

Château vu depuis le village

           Oricourt est une petite commune avoisinant les 30 habitants. Ce village est devenu, de par son château et les manifestations qui en découlent, un centre touristique connu et apprécié.

          Édifié vers le milieu du XIIe siècle sur le bord d’un plateau calcaire, le château d’Oricourt est actuellement le château fort le mieux conservé en Franche-Comté. Sa fonctio principale est militaire. En cas de fort danger, les habitants d’Oricourt et des villages environnants ont la possibilité de se retirer entre ses hautes murailles avec les récoltes et le bétail. En contrepartie, ils doivent participer à l’entretien du château  et aider à la défense.

         

          Une première enceinte enserre  la basse cour (cour de ferme) tandis que la seconde, la haute cour (cour d’habitation) nous fait découvrir des bâtiments du XIIe et du XVe siècle, le puits, une citerne, des caves et une grande salle à manger. Deux tours carrées de 25 mètres de haut dominent les courtines et des fossés très profonds. À l’extérieur, côté village, a été érigé un colombier vers 1680. Ce pigeonnier est circulaire et peut contenir jusqu’à 800 nids. Seul, un seigneur territorial avait le droit de faire édifier une telle volière. Les pigeons allaient chercher leur nourriture dans les champs environnants, au grand dam des paysans.

          En 1435, Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne s’est approprié le château. Issu de la bourgeoisie d’Autun, cet homme accède rapidement aux plus hautes fonctions. Il amasse une fortune immense. Mécène, il laisse des œuvres d’art très connues (« la vierge au chancelier Rolin » de Jan Van Eyck, musée du louvre). Avec sa seconde épouse, Guigogne de Salins, il fonde les célèbres Hospices de Beaune.

            [Après la guerre des dix ans, la Franche-Comté est dévastée. La seigneurie d’Oricourt est mise en vente et adjugée à Claude François de Cordemoy en 1650. Ce nouveau seigneur est issu d’une vielle famille de Vesoul, fraîchement anoblie. Sa forte personnalité marquera la vie du château où il va régner en maître pendant 50 ans. François Gabriel, marquis de Chapuis, mari de Jeanne Claude de Cordemoy sera le dernier seigneur d’Oricourt.

          Après la révolution, la municipalité d’Oricourt demande aux autorités de faire démolir les fortifications, le pigeonnier et de combler les fossés, symboles de la féodalité. Heureusement, ses demandes réitérées restent sans écho.] Issu de Racines comtoises

          Depuis 1969, Jean Pierre Cornevaux assure la restauration du château. En 1984, il est classé monument historique dans son intégralité. Beaucoup plus d’informations sur la restauration, les chantiers de jeunes internationaux et l’association des Amis d’Oricourt en lisant cette page-web

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          Pour les amateurs : 2 geocaches sont posées aux alentours depuis cet automne.

Le château médiéval d’Oricourt

L’autre château d’Oricourt

 

 

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