Enfant abîmée

Prendre quelques minutes, un matin, pour plonger dans l’univers photographique de  Dorothea Lange, celui des fermiers migrants vers l’Ouest américain dans les années 30.

S’imprégner de ces visages, des ces photos où la compassion est si vive. Des photos qui montrent la réalité, le peuple, sa misère, sa souffrance, la détresse. Des icônes. La vie de ces pauvres gens, la réalité.

On devrait employer l’appareil photo comme si demain on devenait aveugle. Dorothea Lange.

 

De portraits en scènes de vie, découvrir cette petite fille. Ne plus l’oublier. Cabossée par la vie. Son regard face à l’objectif semble dire « sors-moi de là ». Prendre un crayon, ébaucher son visage. Recommencer. Accentuer le noir. Souligner davantage un trait. L’avoir !

 

damaged child 1936

La légende dit : « Ralph Gibson, qui a été l’assistant de Dorothea Lange au début des années soixante, relate une anecdote révélatrice concernant cette photo. Lorsqu’elle l’a examinée pour en faire un nouveau tirage, quelque trente ans après l’avoir prise, elle a fondu en larmes et lui a raconté à quel point cette fillette handicapée mentale était maltraitée et considérée comme une paria. »enfant abimee

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4 Commentaires

  1. J’avais pas vu cette légende sur le site où je l’avais vue je comprend mieux abimée
    On devrait employer l’appareil photo comme si demain on devenait aveugle. Dorothea Lange.
    Souvent maintenant je reconnais quelqu’un parce que je l’ai pris en photo

  2. Il faudrait beaucoup de Dorothea Lange actuellement. Aujourd’hui encore, elle ne « dépareillerait » pas.
    Mais je ne suis pas sûr que le matin, au moment d’attaquer la journée « de bonne heure, de bonne humeur », soit le moment idéal « pour plonger dans son univers photographique ». Il vaudrait mieux, à mon sens, s’accorder un moment de PROFONDE réflexion qui mériterait beaucoup plus que quelques minutes. On s’apercevrait alors que certains des événements qu’elle « immortalise » (crise, misère, migrations, etc.) sont malheureusement toujours d’actualité.

    • Il n’y a pas de bons ou mauvais moments. Chaque instant est une partie de notre vie qui est gardé en mémoire et sur lequel je reviens après pour l’analyser.
      Ceci dit, que ce soit en 1935 ou actuellement, certains événements ont leur part de tristesse.
      Elle avait un oeil averti dans les sujets traités. Quelle empathie.

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