Des planches aux plantes

C’est souvent l’inverse. De la graine nait une plante qui donnera dans longtemps, longtemps un arbre qui lui-même fournira le bois nécessaire aux planches. Ce n’est pas un scoop. Ce n’est pas mon idée première.

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Ce qui est sûr et qui devient récurrent, tel un axiome, c’est qu’aller faire un tour à Les Voivres revient à visiter l’étang Lallemand mais aussi depuis quelques mois, vient s’ajouter fréquemment une halte à Hêtre Nomade. Faire une pause à la Guinguette, c’est prendre une grande bouffée d’oxygène insufflée par ses occupants. Non seulement ces gens-là savent construire des yourtes, des tiny-house et des bacs en bois mais ils savent cultiver l’amitié. Denrée rare en notre bas monde actuel.

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Derrière les grands hêtres, en ce lieu divin,  telle une ruche qui bourdonne, ça ponce,  ça scie, ça rabote et ça aime. Ça bouillonne d’envie et de projets. Il fait beau, il faut bon près de l’étang Lallemand. La neige qui avait refait son apparition ce dimanche-là, au point de venir blanchir la route sur Harsault n’a pas fait son affaire à la guinguette. Les elfes et autres sotrés ont parsemé de touches jaunes le ciel bien gris en cette saison où le printemps ne daigne pas s’accrocher face à l’hiver qui lui-même, pendant  3 mois, ne savait même pas  sur quel pied danser.

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Cet après-midi là, ce qui nous amenait à Les Voivres, c’est le rendez-vous avec Annick pour lui porter les planches promises pour les bacs d’Incroyables Comestibles qu’elle et ses amies de La Transition d’Ici sont entrain de fabriquer. Elles ne s’échineront plus à démonter les palettes Europe pour récupérer les planches. Au moins, pendant la valeur de 3 bacs 60×80 cm…

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Cet après-midi là, ce qui nous amenait à Les Voivres, c’est aller rendre visite à mon amoureux. Des portraits de l’étang. Il y a encore un max de Giga dans le DD consacré aux photos.

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Cet après-midi là, ce qui nous amenait à Les Voivres, c’est… c’est rien d’autre en fait. Mais pour moi, c’est beaucoup.

Cet après-midi là, après avoir déposé quelques planches dans le coin de la guinguette prêté pour les usages des bacs en bois, il y a eu la rencontre avec Pierre Olivier. Avec son grand sourire et son entrain, il traverse entre les yourtes, il s’affaire à sa yourte. La grande , la belle. Il nous invite à la visiter. Il n’a pas beaucoup de temps pourtant. Il doit terminer cette yourte bientôt, celle qu’il occupera avec Aurélie et leur fils. Il faudra restaurer ensuite celle que Claire va habiter. Mais il nous prie de venir au chaud. A l’extérieur, c’est bien cette yourte que j’ai visitée en février dernier. A l’intérieur? Euh… Genre je me suis trompée d’adresse… Ai-je franchi la mauvaise porte? Méconnaissable.

PierreOlivier et son oeuvre

En 2 mois, tout s’est trouvé agencé. Il nous explique :  la cuisine, la salle de bains, la mezzanine, cerise sur le gâteau pour la chambre d’Evenn. Isolation au top, en laine de mouton. Il fait bon, il fait chaud. C’est agréable. Plancher en orme bicolore. Le plancher, il était posé en février mais le reste? Non. C’était vide. Pierre Olivier explique. On est tout ouï. Evenn supervise les travaux, il en oublie son doudou au pied des escaliers, passe un coup d’aspirateur, va se coucher, revient. Il est là, puis s’en va. Un petit lutin des bois.

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Mais n’abusons pas de leur hospitalité. L’installation électrique de la yourte doit être terminée ce dimanche soir. On se donne rendez-vous le 29 mai aux Portes Ouvertes. Mais là, dans le petit jardinet, c’est quoi cette plante? Annick pense à la consoude. Pierre-Olivier confirme. Ce serait bien un  pied de consoude au jardin à Gruey… Notre hôte laisse tomber ses fils électriques colorés pour nous conduire au jardin, là-bas où les pieds de consoude sont plus fournis. Evenn apporte la bêche. Celle qui n’a pas de manche, celle qu’il porte avec fierté.

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Pendant que les hommes arpentent le chemin qui mène au jardin, Fanny vient discuter avec nous. Fanny et ses grands yeux bleus. Fanny avec son sourire et sa simplicité.

Cet après-midi là, ce qui nous emportait en quittant Les Voivres c’est cette énergie, cette passion qui se dégagent des acteurs locaux. Ceux-là même qui réalisent leurs rêves.

Here are men !

here are men

Ce soir-là, à Les Voivres, à Hêtre Nomade plus exactement, dans une yourte près des grands hêtres, il y aura de la lumière et pas seulement celle de la lueur qui se dégage du poêle.

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2 Commentaires

  1. Je n’ai encore pas vu l’intérieur çà a l’air superbe

    • Effectivement. C’est merveilleusement beau. ET il faisait bon chaud. Ambiance de rêve. Réalité.
      Du joli travail réalisé par des mains de maître ♥

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