Avant de partir

Ils vont nous quitter. Il vont partir du village et laisser nos âmes en peine.

Comme le renard qui déclare à son nouvel ami qu’après s’être laissé apprivoisé, on risque de pleurer un peu au moment de partir. C’est exactement à quoi je pensai, plusieurs fois dans la soirée. Mais heureusement il y a eu beaucoup de joie dans les cœurs à l’image d’Oléocada qui joue et qui tape et qui te donne la patate, la pêche. Tu ne peux pas t’empêcher de penser qu’ils ont raison, ces jeunes-là, d’avoir autant de rêves, de mettre tout en oeuvre pour les réaliser.

On ne les oubliera pas. « A bientôt » a dit Pierre – Olivier. C’est loin où ils vont. Trémolo dans la voix. Ça va faire un gros vide dans le village. Mais ils resteront les amis avec qui on a aimé être. Ce qui est important, ça ne se voit pas avec les yeux. Ils ont réussi leur travail dans ce coin de La Vôge. Ils vont retourner chez eux. Mélancolie. Il n’y aura plus le grand sourire d’Aurélie qui illumine la vie de celles et ceux qu’elle rencontre, c’est comme « une fontaine dans le désert », son sourire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne va pas encore pleurer. Elle est belle cette fête. Oleocada continue de donner le rythme, de faire sonner la joie à la puissance 10. En avant la musique, hissez haut les couleurs. Donnez-nous encore l’envie de rire et de bouger , de taper des pieds et de chanter. Ce soir, la lune brille. La lune est belle. Belle comme tous ces gens qui sont venus partager un bon moment sous la Guinguette et qui rient, et qui chantent et qui mangent. La fête bat son plein sous les grands hêtres. Il fait bon entre amis.

 

 

 

 

 

 

 

Quand le rythme des tambours, des claves, des tambourins et du sifflet s’arrête, c’est alors pour laisser place à la magie du feu entre Aurélie et Gauthier. Ils font danser le feu dans la nuit. Leurs bâtons enflammés, leurs torches embrasées illuminent les cieux, éclairent les visages, réchauffent les cœurs. Enluminures de bonheur. Ils sont les maîtres du feu et de la lumière. C’est grandiose ces traînées lumineuses qui se joignent aux étoiles tout là-haut dans le ciel de Les Voivres…

 

 

 

 

 

Et quand on sera un peu triste en pensant à eux, en se souvenant, on regardera les étoiles; celles-là qui ont brillé avec les torches et toutes, sans exception, abriteront le sourire d’Aurélie, le grand coeur de Pierre-Olivier, la vitalité d’Evenn. On aura des étoiles comme personne n’en a. Des étoiles d’amitié. On rira aux étoiles. N’en déplaisent à ceux qui n’ont rien compris, qui n’ont jamais su rêver.

Ce sera comme si je t’avais donné, au lieu d’étoiles, des tas de petits grelots qui savent rire…

Des petits grelots qui continueront de tinter au son d’Oleocada.

Des petits grelots qui nous rappelleront combien vous êtes importants.

~*~* Bon vent chers amis

Kenavo ~*~*

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8 Commentaires

  1. Pourquoi as tu dit que tes photos étaient ratées ?

    • Il y en a plusieurs de ratées, surtout au début alors que je ne prenais pas le flash
      Heureusement j’avais du stock
      Ce qui m’énerve toujours avec le flash c’est les petits ronds qu’on retrouve un peu partout comme des grains de poussière.
      Et puis quand tu as beaucoup de photos, après le truc c’est lesquelles choisir… 🙂

  2. Je n’ai jamais remarqué çà avec mon flash je choisis pas je mets tout ce qui est bon

  3. Pour que çà soit pas monotone des fois je mélange tout

  4. Très bel hommage. Je crois que Aurélie et Pierrot ont laissé de empreintes profondes dans les Vosges. Ils ont donné un exemple, une vision de la vie qui nous inspire tous.
    Ils vont laisser la force invisible de leur passage et emporter notre amitié

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