Un petit bout de forêt

« Je file à Bains à la pharmacie, je ne fais que l’aller-retour » … Genre promis, je n’en ai pas pour longtemps !

Une demi-heure plus tard me voilà à marcher dans la forêt en bas de la ferme du Coucou en suivant le ruisseau qui s’y écoule. Le brouillard se levait à peine. Le soleil essayait de transpercer la couche épaisse de brume qui s’était déposée sur la campagne. Bon ça caillait un peu ! Mais ça valait la peine de s’être laissée distraire par mère Nature.

Je connaissais cette forêt comme ma poche pour y avoir traîné des heures et des heures, des années durant. Oui, mais c’était il y a plusieurs années, le temps passe donc si vite? Ce matin-là, c’est comme si je découvrais l’endroit où je posais mes pieds. J’ai bien failli filer directement aux Fontaines Chaudes !

C’était bon d’avoir pris du temps de bon matin et de  retrouver de bonnes sensations.

UN PETIT BOUT DE FORET

          On a tous dans le cœur un petit bout de forêt, une cabane en haut d’un arbre, un souvenir qui prend racine quelque part entre balades familiales et parties de cache-cache…
On garde longtemps en soi la crainte de l’ombre dans les futaies, la peur des créatures sauvages qui resurgiraient de la lecture des contes qui ont bercé notre enfance…
       Mélange de craintes et d’attirances qu’on aime à éprouver le temps d’un hors-pistes… dans une forêt originelle où l’on s’égarerait… pour mieux se retrouver…
       Il m’a fallu franchir les années, les distances pour retrouver cette forêt perdue… La destination de mon voyage, le choix de mon exil ne doit rien au hasard.
 
Grand bond dans le temps, que rythme un lent dégel. Comme une petite horloge naturelle qui sonne le glas des frimas, sa timide perfusion ramène la vie.
Le compte à rebours liquide égrène mes souvenirs et me ramène dans la forêt de mon enfance… C’est là que tout a commencé.

Ce jour-là, nous plantâmes 4 arbres derrière la maison.

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4 Commentaires

  1. J’ai parcouru tous ces bois quand les vaches de mon père se lachaient

  2. Une fois ds la partie qui traversait le chemin, j’ai marché sur une. Elles venaient de l’étang du Paul Russe

    • Je veux bien te croire.
      On avait, étant ados, cette image bucolique : une ferme isolée avec des truites dans un ruisseau et des lapins de garenne en haut du coteau. C’était bien, c’était chouette.

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