Brume sur la vallée

 

Matin où les yeux piquent encore. Des nuits qui se suivent où le sommeil s’envole vers des lieux inaccessibles.

Matin brumeux quand les volets entr’ouverts laissent la place au jour qui s’étire encore. 

Matin paresse puisque se lever tôt flirte avec la re-lecture d’Otto .

Matin balade au moment où le soleil déchire le voile nuageux sur les bords de la rivière engourdie.

Matin vadrouille comme je les aime quand je repousse l’heure d’aller à l’école.

Exprimant son parfum, exhalant son souffle, la terre se réveille. La campagne délivrée du blanc glacial qui l’ a recouverte se prépare au beau temps. Bientôt, la brume n’accrochera plus que ses rubans de voile vaporeux de-ci, de-là.

Déjà les pastels colorient la lisière du ciel dans un éventail de couleurs orangées.

Décor naturel  magnifiant le silence. Rêverie douce d’où il faudra pourtant s’étirer… 

C’est l’incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume…
Oscar Wilde

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6 Commentaires

  1. Belles photos des chevaux

  2. « Des fois que ça se mange » : comme dans cette chanson
    des Compagnons de la Chanson justement « Les gitans »

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=ITEj-KsBU8c

    dont on prenait plaisir à transformer une partie du refrain « Les chevaux rassemblés le long de la barrière » par « les chevaux affamés ont bouffé la barrière ».

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