Hirondelle

« Bonjour, bonjour »
dit l’hirondelle qui revient nicher sous mon toit.
« J’ai du printemps au bout des ailes et t’apporte des fleurs nouvelles ;
je te suis fidèle »

Elles sont revenues, ont parcouru des milliers de kilomètres avec quelques grammes de graisse, un poids plume.

Oiseau porte-bonheur, oiseau qui disparaît petit à petit. Faute aux pesticides et à l’intensification des pratiques agricoles, au manque d’eau pour accomplir le long trajet migratoire, aux haies détruites, faute à l’homme -encore- qui détruit les nids laissés à l’automne parce que ça fait un peu crado. Gare les nids sont protégés !!

Le moineau vole les nids des hirondelles aussi : la femelle moineau guette le départ des deux parents et vient s’installer dans le nid, détruisant ainsi la progéniture des hirondelles.

 

 

 

 

Les lérots, les chats, les faucons et autres éperviers font des dégâts importants sur la population d’hirondelles.

4 Commentaires

  1. Oui mais il y a toujours eu des moineaux, lérots et chats. Il n’y en a plus que 3 dans le quartier avant c’étaient des centaines.

    • Alors que je tondais, je voyais un des prétendants de Pistache -la madame chat de la maison- guetter un moineau qui le narguait au dessus du toit.
      Je me disais que ça c’est la vraie histoire, la chaîne alimentaire et que justement les hirondelles ont toujours eu à se défendre contre de tels animaux mais lutter contre la destruction des milieux campagnards, contre les pesticides, c’est plus difficile pour elles… comme pour d’autres espèces animales. L’Homme est le non seulement le plus grand de tous les prédateurs mais aussi le plus grand de tous les destructeurs de ce qui l’environne. Il se sent maître mais il est tout petit face à la Nature.

  2. il y a aussi une traversée du Sahel plus difficile car les points d’eau sont de plus en plus espacés, une raréfaction des étables où elles trouvaient des mouches quel que soit le temps

    • Emile Raguin raconte dans ses poèmes cette hirondelle qui revient dans son étable et qui retrouve son nid.
      Elles viennent encore sous le porche et dans la grange au Coucou où elles nichent
      Pour l’anecdote, quand j’avais 17 ans, une avait niché dans une chambre inoccupée mais que je devais traverser pour rejoindre la mienne. Chaque fois qu’elle me voyait elle lançait de grandes trilles comme pour me dire qu’elle était la maîtresse de ce lieu 🙂

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