Un instant au bord des petits étangs

Prendre le temps d’aller rêver tout au bord de l’étang, écouter le vent murmurer sa chanson qui s’en va bercer les roseaux pour se perdre au fil de l’eau. 

Apercevoir les arbres frémir sous le doux zéphyr quand il vient se déposer sur leurs feuilles qui, doucement, tremblent.

Moment de calme et de quiétude  qui s’offre à ma vie, en cet instant. Entre les joncs et les nénuphars, des parfums suaves de la pluie tombée la veille alors que le lieu était couvert de mille feux.

Savourer longtemps ce moment de joie et pousser son âme d’enfant jusqu’à écouter le chant des grenouilles toutes proches, dans l’autre étang. 

 

Remonter tranquillement retrouver Fred au bord de son élevage de truites, d’écrevisses et de saumons. C’est toujours très intéressant de parler avec lui.
Allez le voir, allez visiter son élevage. Vous découvrirez un homme passionné et passionnant. 
Pour son site : clique ici : l’aquaculture d’ici

 

 

 

L’ÉTANG

  Un étang qui se berce 
          bleu dans sa vallée blonde 
 Où depuis si longtemps 
          la nuit mange les jours, 
 Un étang qui se berce 
          et déverse à la bonde 
 D’une voix argentine 
          un fluide chant d’amour,  Un étang qui se berce 
          et console l’aurore 
 En tissant dans la brume 
          un lin de mariée, 
 La barque s’aventure 
      en ce rêve incolore 
 Comme est avant les mots 
      la page du cahier, 

 Un étang qui se berce, 
      où les saules vont boire 
 Le matin quand la barque 
      y glisse en récitant 
 Le poème qu’écrit 
      une hirondelle noire 
 De son aile sur l’eau 
      que la rame reprend, 

 Un étang se berçant 
      tant que le soleil siffle 
 Avec les bruants verts 
 À travers les roseaux, 
 Tant que le ciel est bleu 
       et que sa clarté gifle 
 Le rameur qui s’endort 
       doucement au berceau,  Mais sous l’arbre penché 
       sur l’étang qui se berce 
 À l’heure où un hibou 
       vient chercher un miroir, 
 Le vent d’un souffle court 
       brouille avec une herse 
 Cette onde où le poète 
       essayait de se voir. 

Jean BARBÉ 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *