Avant, il y a du travail

« On n’a pas le temps. Il y a encore un stock de grumes à scier, du cubage à effectuer, les bêtes ne sont pas rentrées, il va falloir traire avant de repartir chercher une remorque de foin dans les champs… etc..etc..  »

Qui n’a pas entendu ce genre de propos, ne connait pas le Coucou.

C’est vrai qu’il y avait toujours à faire et 30 ans plus tard, celui qui reste a toujours autant de travail. 

Mais pour autant, le visiteur a toujours été reçu puis servi comme un roi.

                             

                                                                                             

Au Coucou, 34 étés plus tôt

 

« Maintenant qu’on a fini, on peut prendre la jeep ? »

Il fallait négocier mais pour autant, nous avions toujours satisfaction. Notre balade de prédilection : Gruey – La Haye – Harsault – La Forge de Thunimont – Les Voivres.
Arrivés sur la place du village, je crois qu’on faisait demi-tour et on rentrait.
Retour au Coucou et sitôt arrivés, on se remettait au travail afin d’être assurés de notre prochaine virée.

Je ne me souviens plus  comment était le village de Les Voivres. On ne descendait même pas à l’étang Lallemand. A cette époque, je ne me souciais peu de mon amoureux d’aujourd’hui !

                               

                                                                                                                          

C’était vraiment un temps agréable. Le bon temps? Je ne peux dire ça. Aujourd’hui, encore nous avons des moments merveilleux et c’est tant mieux ! Mais je dirais alors que c’était le temps où nous étions insouciants. On vivait chaque  journée sans penser au lendemain.

2 Commentaires

  1. Ha, ha, quand on arrivait avec nos grumes à scier la grand mère nous recevait à coup de canne :
    « -Ils ont du travail, ils ne pourront pas scier çà. »
    Une fois, un me disait, on ne peut pas lâcher les bêtes, les clôtures ne sont pas faites. On passe tout notre temps à les nourrir, on n’a pas le temps de faire les clôtures !
    -Moi j’ai 200 000 plants de tabac à tirer et les séchoirs à faire.
    -20 000 ! laisse ta voiture, on va te le scier. »
    Et en revenant charger, une omelette au lard offerte.

    • C’est tout ça. Combien de fois je les ai entendus se plaindre ainsi et tous rappliquaient au repas du midi. De grandes tablées, même le bûcheron qui était dans ses parcelles aux environs revenait par le bout du champ pour venir poser sa gamelle et manger à nos côtés. Je parle de ce monsieur que j’affectionnais beaucoup, monsieur Gaston Jacques de La Chapelle aux Bois.

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