Silence

Une fois les festivaliers partis, une fois les tambours éteints, une fois les voix tues, une fois l’orage apaisé…
mon corps fatigué s’est laissé porté par le lieu qui, tant de fois, m’a déjà offert réconfort.

Le silence s’est posé, enveloppant tout mon être.
Dès les premières lueurs du matin, un oiseau sur l’onde embrumée chantait. Doucement. 

Quand les idées, en place, se sont mises,
quand les articulations douloureuses ont permis de poser un pas devant l’autre sans étourdissement,
je t’ai enlacé suivant le parcours de ton être entier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon bel étang, mon tendre Amour, auprès de toi, cette nuit, j’ai dormi.

Si je ne peux m’éloigner du monde ni à pied, ni en escaladant, ni à la voile, j’ai appris à m’en abstraire. Il m’a fallu du temps pour l’apprendre. Quand j’ai compris que j’avais un profond besoin de silence, j’ai pu enfin me mettre à sa recherche.

Incipit de Quelques grammes de silence, de Erling Kagge. 

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3 Commentaires

  1. L’étang est toujours beau

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