Presque pleine

Un froid vif.

En fermant les volets, cette boule orangée attire mon esprit, je me plais à rêver. Mais ça caille !

On s’habille et on sort? Tu me suis ?
Ne ris pas de la façon dont tu me vois accoutrée. Une polaire et encore une autre. Écharpe et bonnet. 

Tristesses de la lune

(Charles BAUDELAIRE)

 

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d’une main distraite et légère caresse
Avant de s’endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l’azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d’opale,
Et la met dans son cœur loin des yeux du soleil.

 

Viens vite, on rentre. Il fait trop froid ! Mes mimines sont glacées.

2 Commentaires

  1. Oui çà caille il faut oser sortir avec l’appareil

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