Lever de soleil

Matin d’une nuit sans sommeil, 
Petite marche en campagne 
Avant de prendre le travail.

 

 

Bonjour du clair regard
Perspective d’un doux voyage.

Un lever de soleil

L’Orient jaillit comme un fleuve, 
La lumière coule à long flot, 
La terre lui sourit et le ciel s’en abreuve 
Et de ces cieux vieillis, l’aube sort aussi neuve 
Que l’aurore du jour, qui sortit du Très Haut. 

Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie, 
Et les lèvres de fleurs distillent leur encens, 
Et d’un sein plus léger l’homme aspire à la vie 
Quand un esprit divin vient englober ses sens. 

Notre terre éblouie du rayon qui la dore, 
Nage plus mollement dans l’élastique éther, 
Comme un léger nuage enlevé par l’aurore 
Plane avec majesté sur les vagues de l’air. 

Les pointes des forêts que les brises agitent, 
Bercent l’ombre et la fraîcheur pour le choeur des oiseaux ; 
Et le souffle léger des ondes pures qui palpitent 
Parfume en s’exhalant le lit voilé des eaux. 

Celui qui sait d’où vient l’aurore qui se lève, 
Ouvre ses yeux noyés d’allégresse et d’amour, 
Il reprend son fardeau que la vertu soulève 
S’élance, et dit « Marchons à la clarté du jour ! » 

– Alphonse Lamartine – 
(Harmonies poétiques II)

4 Commentaires

  1. Beau poète mais un peu emphatique bien dans l’esprit des romantiques
    le fait que ce ne soit pas des alexandrins l’allège cependant

  2. l’important n’est pas de les connaître mais de les aimer

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