Mon voyage à Albi

J‘ai passé un séjour à Albi. Profiter des vacances pour aller rendre visite à mon fils, étudiant à l’école des Mines depuis septembre. C’est que ça commençait à être long 7 semaines sans le voir.
Albi la rouge de par la couleur de ses pierres, de ses briques et du sang versé par la passion des cathares et de son histoire. Albi et ses richesses, Albi et sa cité épiscopale qui, le 31 juillet 2010, voit sa cité épiscopale est inscrite sur le patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco, distinguant au niveau mondial le caractère exceptionnel des bâtiments qui la compose : la cathédrale Sainte-Cécile, le pont-vieux, le palais de la Berbie et les quartiers médiévaux du vieil Alby. 

J‘ai séjourné dans un petit studio situé à environ 40 minutes à pied du centre historique où se dressent les deux monuments les plus importants de la cité : la cathédrale Sainte Cécile et le Palais de la Berbie.

Le premier jour, je me rends à la cathédrale, elle est la plus grande cathédrale de briques au monde. Monumentale, impressionnante par sa silhouette massive et sa haute tour, elle domine la ville : 113 mètres  de long, 35 mètres de large et 78 mètres pour la hauteur de son clocher. Elle la fait ressembler à une forteresse. L’entrée se fait uniquement par un porche gothique flamboyant,  sur le côté de la cathédrale. 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce dimanche, une messe y est célébrée, j’y assiste tout en étant émerveillée par les fresques et le plafond au décor azur à feuilles d’or (une oeuvre originale d’artistes italiens qui n’a jamais été restaurée!) 

 

 

Croyant ou pas, nul ne peut rester insensible à la profusion des décors. Tout ce que les photos peuvent montrer, est loin de représenter réellement ce que j’ai ressenti lors de ma visite qui s’est renouvelée quelques jours plus tard.

 

 

Et de continuer la visite, l’après-midi, par le palais de la Berbie.  Ce palais, qui a des allures de forteresse, est l’ancien palais épiscopal de la ville. Construit entre 1228 et 1306, il fait partie des plus vieux châteaux de France. Il est construit, comme la cathédrale, en briques roses.

De par sa position stratégique, en surplombant le Tarn, le palais avait, évidemment une vocation défensive.

Son nom de « Berbie » vient de l’évolution du mot occitan signifiant évêché, car ce sont donc les évêques qui vont faire construire ce palais.

En 1905, le palais sera  restitué à la ville à une condition, qu’il soit transformé en musée ; c’est ainsi qu’en 1922, s’ouvre le Musée Toulouse-Lautrec dont la visite se fera plus tard.

La visite par les jardins  est gratuite. De magnifiques arabesques de buis encadre des massifs floraux d’une beauté remarquable taillés sur des parterres de graviers blancs. Ils occupent l’ancienne place d’armes. Un chemin de ronde permettant un cheminement sous la treille offre de belles vues, en surplomb de ces jardins ,  plus loin sur le Tarn, sur la rive opposée ou encore sur le Pont Vieux et les moulins. Ce sont de magnifiques jardins à la française.

 

 

 

 

 

 

Y flâner à l’ombre des arceaux de vigne a été un ravissement.

Le Musée Toulouse-Lautrec, situé dans le Palais de la Berbie regroupe une impressionnante collection de toiles, affiches, dessins  du peintre né ici en 1864. On découvre donc l’œuvre de l’artiste  en traversant les belles salles du palais. Des scènes peintes montrant la jeunesse de l’artiste à celles relatant le milieu du spectacle ou de théâtre de Montmartre, la collection varie entre les affiches, les peintures et les lithographies. Le visiteur est donc baigné par le talent et le génie de l’artiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux autres expositions temporaires m’ont permis de découvrir
un artiste japonais Yu-ichi Inoue dont les calligraphies attirent l’attention 
et 
le photographe, artiste peintre qu’est Man Ray

 

Après cette visite, à plusieurs reprises je suis allée à la découverte du reste de la vieille ville, parcourant, sans tracé précis, les ruelles  à l’âme médiévale entre les pavés et les maisons à colombages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, à quelques pas de la cathédrale, s’ouvre le « Bourg de Saint Salvi » construit autour de la discrète collégiale avec son cloître cerné par les maisons voisines. La découverte est touchante. La collégiale Sainte Salvi fut le siège de l’évêché. Mêlant,  elle aussi, les styles roman et gothique, elle est bien plus modeste que la cathédrale Sainte Cécile. Durant la Révolution, elle a été utilisée comme entrepôt à fourrage ! Maintes fois transformée, elle n’a retrouvé sa vocation religieuse qu’au XIXème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Le cloître est un petit bijou de découverte et un havre de paix où le silence qui y règne est une invitation à la quiétude.

 

 

La restauration du grand orgue de la collégiale Saint-Salvi a commencé depuis près d’une année. Elle préconise une reconstruction totale. Les travaux vont durer environ quatre ans, une inauguration du nouvel instrument est prévue en 2021. La facture s’élèvera à près de 400 000 €, la ville participera à hauteur de 50 %. L’association Moucherel au service du patrimoine albigeois lance une participation financière, déductible des impôts. Chaque donateur pourra parrainer un tuyau de l’orgue qui en compte 2380 longs de quelques centimètres à presque 5 mètres. Il est prévu d’en rajouter 380 soit 4 jeux supplémentaires.

Cette fois, traversons le Tarn pour découvrir quelques autres joyaux. Il suffit d’emprunter le Pont Vieux !  C’est en 1040 que sa construction est décidée !  Autour du pont, sur le Tarn, les activités se multiplient : circulation des bateaux (les  gabarres), les petits métiers liés à la navigation, mais aussi les entreprises utilisant l’eau : les moulins, mais aussi les briqueteries, les tanneurs, teinturiers … tout un petit monde s’organise autour du pont et de la rivière …. Et aussi sur le pont  une dizaine de familles y avaient construit leurs maisons. C’est une crue, en 1766, qui les a délogées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà  du pont vieux, se dresse le voici le quartier de La Madeleine avec son église portant le même nom mais malheureusement fermée les deux fois où je m’y suis rendue.

À partir de là, se rendre quelques rues plus loin pour découvrir le Musée Lapérouse, l’enfant du pays. Musée installé dans les anciens moulins albigeois. Ce marin célèbre est né à ALBI en 1741. En 1785, le roi Louis XVI le missionne pour accomplir un tour du monde, estimé à 4 années, accompagné de savants pour effectuer des travaux de cartographie, de recherches scientifiques … l’aventure se termine brutalement par le naufrage des deux vaisseaux, la Boussole et l’Astrolabe, dans le Pacifique Sud.

 

 

 

 

 

 

Le musée présente les maquettes des bateaux, des cartes, écrits, documents, instruments, armes … toutes sortes d’objets liés au navigateur et à ces fameuses expéditions. C’est à la fois très pédagogique et passionnant ! Je me suis régalée.

 

 

Pour finir, Albi c’est aussi le pastel. Le bleu ! Les premières cultures de pastel venu d’Orient et d’Espagne, apparaissent dans la région albigeoise au XIIème siècle. La couleur bleue indélébile qu’il produit est très recherchée et constitue une source de revenu appréciable.

L’or bleu d’Albi.

En me promenant ces jours-ci, un foulard avait attiré mon attention. Hésitation ! Un jour, puis deux mais le coquin avec ses couleurs bleues harmonieuses ne cessait de me ramener à lui. .Un si  joli bleu que je ne pus que me laisser tenter.  Sa couleur azur m’attirait. Foulard, d étoffe précieuse naturelle teintée à la main, 100% couleur végétale bleu de pastel. La vie est bien plus belle en bleu. Le froid peut arriver, un morceau de ciel bleu d’été reste accroché à mon cou. Là, ici et ailleurs. Merci pour ta douceur.

Je crois qu’il est l’heure de repartir, prenons les escaliers depuis l’échappée verte et trouvons dans les parages 3 géocaches.

 

 

 

 

Séjour agréable et reposant. Comme ça fait du bien ! 

Météo parfaite au fil de ces quelques jours en pays albigeois, belles découvertes.

 

10 Commentaires

  1. Très belles photos. Monuments impressionnants et belle lumière.

  2. Vieux motard que jamais

  3. Je vais transférer ce superbe reportage à notre fille Marie Christine et son compagnon Francis, colmariens, passionnés d’art, ils seront ravis de découvrir ce qu’est Albi qu’ils ne connaissent pas, peut-être envisageront-ils de se rendre en cette belle ville si bien décrite par Évy.

  4. je viens de regarder en agrandissant toutes les photos , cette cathédrale est magnifique, nous l’avons visité en 2006, il y avait des travaux à l’intérieur, de ce fait nous avons été privés d’une partie de cette architecture. As-tu compté les marches de ce monumental escalier. Je me pose la question de savoir si mon frère résidant en cette ville en a autant découvert en dix ans que toi en dix jours! En Tunisie le bleu est une couleur appliquée sur les murs extérieurs pour éviter les mouches. Tu as fait un magnifique reportage, Albi souhaite te revoir dans ses ruelles.

    • Encore merci.
      Si votre frère a internet, vous pourriez lui envoyer le lien de l’article.
      Je n’ai aps compté le nombre de marche de cet escalier mais je ne manquerai pas de le faire lors d’une prochaine visite.
      Oui, j’avais appris aussi que le bleu en Tunisie, au Maroc, en Grèce ou en Turquie évoque la Méditerranée et la richesse de ses échanges commerciaux

      • Mon frère, internet? bien trop radin, pas d’ordinateur à la maison !!! je ne sais même pas si il a un téléviseur, il n’a pas de téléphone fixe et n’en veut pas, et c’est un ingénieur en informatique qui a fait carrière au centre informatique du Crédit Agricole à Rodez. Il se sert d’un ordinateur, par obligation, au club de bridge dont il est professeur . À noter que son épouse est patiente.

        • Oups… s’il venait à apprendre l’existence de ce commentaire…
          Les forfaits internet couplé à un téléphone fixe ne sont pas trop chers
          Bon après, chacun fait comme il lui semble 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.