Meilleurs vœux pour 2019

L’année 2018 se termine, elle a eu son lot de rencontres, de bonheur, de maladie aussi pour moi. Je m’en sors bien !
Que nous réservera 2019 ? Il vaut mieux ne pas le savoir 😉

Me suis amusée à retoucher ce coucher de soleil datant du 28 décembre pour en faire une carte de vœux.

Je te souhaite tout le bonheur du monde ✨

Et puis, j’ai trouvé ce texte de Bernard Friot qui me plait beaucoup.

Bonne année aux oiseaux, aux miettes qu’ils picorent, aux insectes qu’ils attrapent en plein vol.
Bonne année aux chasseurs qui les tirent par plaisir (pan pan pan j’en ai tué trois !) et aux enfants qui demandent étonnés mais pourquoi ils les ont tués ?
Bonne année aux policiers qui exécutent les ordres, à ceux qui outrepassent les ordres, à ceux qui refusent d’obéir aux ordres.
Bonne année aux DRH qui licencient sans état d’âme, à ceux qui parlent d’éthique dans les congrès, à ceux qui prennent des somnifères et jurent que « merde et merde c’est pas un métier, la prochaine fois j’élèverai des chèvres dans le Larzac. »
Bonne année à ceux qui se trompent en rendant à la monnaie, à ceux qui retournent chaque pièce avant de la dépenser, à ceux qui jouent au loto toutes les semaines, à ceux qui se foutent de l’argent (ils ont en tellement).
Bonne année à ceux qui écoutent mais n’entendent pas et pensent vraiment qu’ils sont bien meilleurs que ceux qui entendent mais n’écoutent pas. A ces derniers aussi bonne et heureuse année. Sans écouteurs.
Bonne année aux invisibles. Peut-être on les croise mais on ne le sait pas. Pour eux, je trace en lettres rouges, immenses, sur un mur de la ville : BONNE ANNÉE. 
Et tiens, ça m’y fait penser : bonne année aux maisons, aux toits, aux portes et fenêtres, aux bancs publics, aux écoles endormies pendant les vacances, aux hôpitaux toujours vivants, aux morgues silencieuses, aux routes cabossées, aux prés éventrés, aux fleuves paresseux, au soleil incertain, aux vents contraires, aux matins cafardeux, aux soirs lumineux (et vice versa).
Ah, ne pas oublier, bonne année aux points d’interrogation, aux blancs dans la conversation, bonne année au présent, à l’imparfait et au futur, bonne année à l’orthographe, à l’ortograf, à l’hortograffe. Happy new year et buon anno à toutes les langues, dans toutes les écritures.
Et bonne année à ceux qui se taisent, muets ou pas, à ceux qui ne disent pas : « bonne année », à ceux même qui me souhaitent silencieusement une année pourrie, une année peureuse, une année brisée.
Voilà, c’est assez. De toute façon, bonne ou pas, l’année sera. Compté en mois, en jours, en heures, en minutes, en ce qu’on voudra, le temps s’écoulera. En emportant un peu de moi, de vous, de nous. 
Alors, si, il est bon de le répéter : « bonne année. » 
Je sais, ce sont juste des mots mais si vous tendez la main je vous les donne plombés du poids léger de l’amour, de l’amitié : BONNE ANNÉE.
(Bernard FRIOT)

Je ne connais pas vraiment cet auteur mais une création poétique réalisée par mon gamin, alors en 6ème, lors d’une rencontre avec cet écrivain, est toujours posée sur une étagère du bureau.

2 Commentaires

  1. J’avais l’intention de vous poser la même question que j’avais posée à Bernard au moment où il a utilisé ce texte au profit de son blog : « Faute d’avoir trouvé le texte concernant Bernard FRIOT au cœur d’un ouvrage (mais peut-être ai-je mal cherché), je penche pour le sociologue parce que Vosgien, de 1946 ☺, mais ce pourrait être aussi l’écrivain…plus « littéraire ». » A vous lire, il semble que se soit l’écrivain. Mauvaise « pioche » pour moi…

    • Oui, il s’agit de l’écrivain installé désormais à Besançon.
      J’avais partagé ce texte à Bernard, le trouvant non seulement adapté au moment, mais également bien poétique.

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