Joli coquelicot

Quand j’étais petite, nous partions souvent cueillir des fleurs des champs : marguerites, bleuets, sainfoin…

Mais souvent le bouquet pâmait avant d’être arrivés à la maison. Vite il fallait les mettre dans le vase avec de l’eau fraîche.
Malheureusement, le coquelicot, fragile, avait abandonné sa jupette de soie rouge, la voilà toute chiffonnée et du très beau il était devenu triste ayant perdu tout son charme.

Il est une fleur qu’on aime revoir. Il avait disparu de nos régions, de nos abords de talus. Pesticides qui tuent !!

Fragile plante, pourtant résistante. Résistante oui quand on sait qu’une seule fleur peut produire 20.000 graines à elle seule.
Anarchiste aussi puisque se resème un peu n’importe où.

Symbole de l’appel qui porte son nom.

« Grâce aux graines qui s’échappent du fruit, il se ressème seul où bon lui semble, tel un fugitif. Cela ne fait que renforcer mon désir de l’approcher, sans le cueillir bien sûr tant j’aurais crainte qu’il ne s’étiole ou se chiffonne. Jamais, on le sait, on ne pourra en faire des bouquets à mettre dans des vases, comme on le fait des roses ou des pivoines. Quelque chose me dit que c’est un peu de sa fierté d’être ainsi, et me plaît son refus d’être en quelque sorte apprivoisé. »
Arlette Farge – Historienne


2 Commentaires

  1. On ramenait aussi des fraises des bois que l’on enfilait sur une tige de fléole pour les transporter. Ce n’était plus ensuite que de la bouillie.

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